Affichage des articles dont le libellé est Economie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Economie. Afficher tous les articles

Poisson mort d'avril ...

Bien que j'aie appris à leur donner presque autant de crédit qu'à Jean-Claude Van Damme et que rien ne devrait plus m'étonner désormais, l'admirable sens des priorités des médias me laisse toujours aussi pantoise.
Non ne je fais pas allusion à la burqua qu'on veut arracher aux 2000 têtes harcelées par la minorité visible au nom de la dignité de la femme, ni à la burqa derrière laquelle Ribéry ferait mieux de se cacher s'il veut que la France lui lâche les basques quant à son cadeau d'anniversaire humain (dignité de la femme on disait?).
Je pense plutôt à l'autre burqa du moment, plus grande, plus noire, plus grave, celle qui cache des délits beaucoup plus inculpables et qui en englue plus d'un : cette gigantesque marée noire qui a suivi l'explosion puis le naufrage de la plateforme pétrolière de British Petroleum et qui continue de s'élargir à raison de 5000 barils / 800.000 litres de pétrole supplémentaires par jour au nez de la faune et de la flore abondante du golfe du Mexique. Pauvre Louisiane, Katrina s'est assuré une descendance!
Le spectacle dure depuis 9 jours, dans l'attente que la surface de la nappe atteigne 3 fois la Belgique. Tout le monde détourne le regard, les british y compris! C'est une "catastrophe nationale" alias américaine. Tandis que les niches de pétrole au pôle nord elles sont une affaire internationale!

"Je continue à penser que la production pétrolière américaine joue un rôle important dans notre stratégie de sécurité énergétique, mais j’ai toujours dit qu’elle devait se faire de façon responsable, pour la sécurité des employés du secteur et la protection de l’environnement". Barack Obama.
Il y a des fois où je me demande si Obama excelle également dans autre chose que le discours ... Je me demande aussi s'il ne prend pas tous ces écolos juste pour des zigotos. Ze sustainable development n'a pas l'air d'être sa tasse de thé. Quel ennui quand ça s'impose à son planning! Copenhague paraissait emmerder sa nouvelle loi sur la santé, et ce déluge pétrolier vient maintenant tarabiscoter sa décision du 1er avril qui était de donner le feu vert à de nouvelles stations de forage tous azimuts. Comme si la centaine de plateformes pétrolières avoisinantes ne suffisaient pas. Qui a dit que l'or noir perdait de son attractivité?
L'exploitation pétrolière en mer n'est pas encore sur la pente descendante. Elle est juste suspendue : "aucun nouveau forage n’a été autorisé et aucun ne le sera tant que nous n’aurons pas déterminé ce qui s’est passé et s’il s’agit d’un événement exceptionnel ou que l’on aurait pu empêcher". L'évènement n'est pas plus exceptionnel que les précédents. Et les causes non plus : des compagnies pingres en dépenses de dispositifs de sécurité ("pu empêcher?"). Les 11 disparus après l'explosion ne sont même pas évoqués. Le but est de creuser, trouver, empocher et basta. Aux gouvernements de procéder aux fouilles et aux bénévoles de nettoyer les côtes.
Et le monde de se demander qui va payer la note ! Erreur. Le concept du pollueur payeur ne s'applique pas aux géants du pétrole comme la BP. Et d'ailleurs ça n'a aucune importance. Les dégâts écologiques sont irréversibles. Si dédommagement il y a, seuls les pêcheurs ou les quelques dégâts récupérables de l'économie maritime qui en dépendait peuvent y prétendre. Ce ne serait pas cher payé. Mais ça relève quand même d'une justice improbable dans le monde des affaires : les meilleures entourloupettes des meilleurs avocats au monde dont BP peut s'offrir les services viendront "noyer le poisson" et dans une semaine personne n'en parlera plus.

Réflexion faite, tout ceci n'est pas grand chose finalement. Ca ne se passe pas sous nos yeux, ça n'a abattu aucune maison, ça n'a noyé aucune voiture et personne n'a été privé de jus. Pourquoi s'en soucier?
Réaliser la portée des dégâts qui ne nous affectent pas personnellement n'est pas encore dans nos cordes. Bien que notre hôte la Terre nous ait d'ores et déjà manifesté sa fièvre à plusieurs reprises, attendons encore. Soit que des sardines qu'on nous persuadera par tous les moyens être comestibles viennent capoter notre système immunitaire, soit qu'une seconde éruption volcanique chauffe les cieux clouant au sol plus d'un continent et faisant couler plus d'une compagnie aérienne. Ca n'a rien d'improbable.
Mais pourquoi évoquer les compagnies aériennes? Parce que l'économie est manifestement le seul souci qui vaille la peine et attire l'attention. Si l'économie se fout des bébés orangs-outangs, elle se foutra moins de ses rentrées d'argent. Son incorrigible tohu-bohu n'est pas sans conséquences sur le climat qui n'est à son tour pas sans conséquences sur l'activité du magma et la poussée d'Archimède dans les cheminées volcaniques. Faire joujou avec plus grand qu'elle lui vaut de réduire aussitôt ces supposés maîtres des airs à plus fragiles que de vulgaires avions en papier.

En attendant Greenpeace peut toujours jacasser, à moins de changer d'interlocuteur (ou de coupable!) : à quoi lui sert-il de se plaindre à l'Etat de ces requins quand ce sont ces mêmes requins qui financent les campagnes de ces hommes d'Etat ?

La mondialisation, cette tête de Turc

J'aime bien flâner sur la toile à éplucher les sujets épineux entre internautes, ça m'amuse ! Mais s'il y a un topic sur lequel je trouve que les prises de bec sont les moins passionnantes, c'est bien la crise. Pourquoi? Parce que tout le monde est d'accord sur la source de la source et parce que tout le monde veut le cuisiner ce coupable : la mondialisation!

Quant à moi, je ne lui ferais pas son procès. Ce libre-échange, on l'a fabriqué de toutes pièces de part la nature de nos économies. Je ne pense pas qu'elle soit un choix qui s'offre à nous, elle s'impose. C'est la suite logique du système capitaliste qu'on défend et préserve par dessus tout mais, politique de l'autruche oblige, on refuse tout bêtement d'en voir le revers. Qui plus est, avec les NTIC, le commerce était de toutes manières voué à "s'internationaliser", les réseaux à se mondialiser, les savoirs-faire et les peuples à migrer.

Pour défendre la mondialisation, ce bouc-émissaire que le monde aime détester, un économiste pur (et là je pense à R. Reich) avancerait que la valeur créée dans un réseau mondial provient en effet de la diversité avec laquelle elle opère. Autrement dit, le meilleur de chaque nation fait le succès et la rentabilité du produit final : le réseau s'accapare les meilleurs dans chaque unité de production. Les seuls critères retenus sont ceux de la compétence et du talent où qu'ils puissent se trouver dans le monde, car, toutes nations n'étant pas égales sur un secteur donné, il y aura toujours un pays leader dans ce qui se fait de mieux.

Je suis d'accord si l'on raisonne uniquement en termes économiques. J'insiste sur ce point car la mondialisation a aussi des retombées sociales, politiques, environnementales et Cie. Je ne m'aventure pas dans ces parages car ils soulèvent bien des débats (politiques d'immigration/identité nationale entre autres) qui sont à mon goût surexploités, surmédiatisés, et que je n'aimerais pas alimenter davantage car je trouve qu'ils n'ont même pas lieu d'être.

Je reprends : le libre-échange n'est pas forcément contraire à l'intérêt des citoyens (de tout horizons). Elle apporte (à travers les IDE, délocalisations, etc) des produits et crée des emplois là où cela n'aurait pu se faire autrement. Bien entendu ils s'agit des pays émergents et "en voie de développement". Ce sont les pays industrialisés qui se sentent lésés dans l'histoire, mais après tout, cela n'est synonyme que du début d'une meilleure répartition globale de l'activité économique et des richesses. C'est une forme de concurrence comme une autre. Une concurrence des territoires. A l'occident de s'adapter.
Et puis qui se souciait des perdants quand le système était inversé et que l'occident détenait le beurre, l'argent du beurre et la crémière : la production, les revenus de la production ainsi que les investissements de ces revenus ?

S'adapter sous-entend accepter le changement, l'évolution inévitable des choses. Parmi ce qui matérialise cette évolution et la rend palpable de tous, ne pouvant être niée, se trouvent les multinationales. Elles ont depuis longtemps sonné le glas des firmes "championnes nationales", la fierté du pays. Mais les "nations" ont du mal a assimiler le fait qu'elles-mêmes ont atteint leurs limites dans l'amélioration du bien-être social "national" à travers les seules firmes de chez elles. Elles ne sont pas toujours le moyen d'améliorer la situation locale. Que l'économie chinoise se porte à merveille n'implique pas que le peuple chinois se porte de même. Le lien entre les firmes et les citoyens d'une même nation est de moins en moins étroit.
Cela n'empêche pas qu'attribuer une nationalité à une grosse boîte est un réflexe qu'on a encore aujourd'hui : Ikea est suédoise, L'oréal est française, Siemens est allemande et Zara est espagnole. Pourtant, on a conscience qu'un produit dont les composantes proviennent de divers pays du monde, fabriqué par des salariés de tout horizons, financé par maints investisseurs étrangers et vendu dans les 4 coins du monde ne peut avoir de nationalité. Idem pour la firme ; elle s'implante partout ou son intérêt la guide et emploie qui que ce soit qui puisse lui apporter de la valeur. La nation n'a plus la priorité, le profit l'emporte sur le patriotisme.
Donner une nationalité à une firme ou un produit dans le cadre des réseaux mondiaux n'a donc pas de sens (ni d'importance au fond) si l'on tient compte de cette diversité. Une entreprise ne peut plus se proclamer seule productrice du produit final mais seulement l'une des entreprises du réseau participant à la production.

La vraie question serait plutôt "qui a acquis quoi et qu'est-ce qu'il en fera" (la flemme de trouver formule plus littéraire :-p) puisque c'est ce que les firmes cherchent hors de chez elles. Histoire de compétitivité. Encore. Pas le choix !

Nicolas le humble !


Sarko a rangé son cheval de bataille au meeting de TF1 de ce lundi 25 avec 11 français (11 problèmes) triés sur le volet. La méthode offensive habituelle n'était étonamment pas au rendez-vous. On aurait dit une leçon de communication (réussie!) où Sarko était l'apprenti, une sorte de première consultation de psy, basée uniquement sur l'écoute. Il a fait profil bas : il doit s'être fait violence pour faire preuve d'une humilité très inhabituelle, lui qui d'habitude sort facilement ses griffes, son agressivité, et dont les nerfs sont souvent et rapidement à fleur de peau. Il a joué la carte des sentiments et de la compassion pour apaiser les plaintes, se retirer du viseur et peut-être aussi doper sa popularité plutôt médiocre à mi-mandat et à la veille des élections régionales.
Le plus étonnant aura été son aveu camouflé de faiblesse : ''votre situation n'est pas facile mais comprenez que mon travail n'est pas facile non plus''. Du jamais vu de la part de Sarko le puissant, l'ambicieux, l'arrogant, le confiant en tous temps toutes circonstances!


On ne savait pas trop à quoi allait servir ce petit meeting politique à comité restreint faussement intime. Un propos est revenu maintes fois dans les réactions des invités après-coup : ''Il fallait qu'il sache'' : ils n'avaient en tous cas pas l'air d'attendre une solution concrète à leurs maux la soirée même (heureusement, Sarko est sans doute fanfaron, matador et exaspérant mais pas encore messie!), ils donnaient l'impression de penser que le président n'est pas au courant des maux de son pays (???), n'auraient-ils aucune confiance dans les médias et les hommes politiques pour faire remonter l'info? Peut-être n'ont-ils pas tort.

Il est vrai que je me fais toujours un plaisir de fustiger Sarko, surtout quand il sort son artillerie lourde, violente, hypocrite, fausse, condescendante, accusatrice et j'en passe (et voilà que je le refais), mais s'il y a une bonne chose qui est sortie de cette ''confrontation'', c'est qu'il s'est mis sur la longueur d'onde de la population. Dit comme ça, ça ne parait pas grand chose, si ce n'est rien. Parce qu'au fond, on néglige peut-être trop souvent l'importance des outils de communication. Le ''il faut qu'il sache'' qui revient souvent remet en cause une chose toute conne : l'entourage d'un président ne paraît pas être un milieu facilement pénétrable par les idées qui transitent dans la population. Un 1er et unique meeting seul face à des français, façon télé-réalité, doit considérablement changer sa ''réalité'', c'est évidemment une façon beaucoup plus fiable, parlante et certaine de mesurer le poux d'une république malade que celle des sondages à foison qu'il commande sur à peu près tout et n'importe quoi et auxquels les politiques accordent beaucoup plus de crédit et de sens qu'ils ne devraient. Il ne quitte jamais sa bulle puisqu'il est toujours entouré de toutes parts de gorilles de gardes du corps quand ce n'est pas son gouvernement ou ses lèche-bottes d'amis, il y a matière à penser que son manque d'accessibilité est ''contre-communicatif'', qu'il ne perçoit pas exactement l'opinion populaire véritable. Ca fait une bonne excuse pour les promesses non tenues! Ceux qui tiennent à ce qu'il ''sache'' présument  involontairement quelque part qu'il ne pouvait rien faire, car il ''ne savait pas''. Un président se doit d'être accessible à ceux qui l'ont élu. S'il ne l'a pas été, il est seul à blâmer.

Paradoxalement, ça n'aura pas été faute de se montrer, il se montre tellement partout et tout le temps que ça en devient la règle. Mais à trop communiquer sur tout et n'importe quoi en passant par sa vie privée et ses déboires ''trépidants'', la communication ne remplit plus son rôle, les messages ne passent plus car les gens n'écoutent plus.

Gros point noir tout de même : ce panel était soit-disant représentatif de la société française. Vraiment??? Et en quoi? Sur quels critères? Par le biais des sondages (encore)? Parce qu'entre une chômeuse diplômée de grande école (alors que ce sont les derniers des derniers à souffrir du chômage), une employée qui se voit refuser des heures supp (alors qu'en général les employeurs les encouragent et les employés y sont hostiles), et un homme de couleur vivant en cité, socialement bien intégré en apparence qui se proclame fier de la politique de sécurité excessive et obsédante de Sarko (alors qu'elle est pointée du doigt par les vrais habitants de cité qui ne demandent que la paix), il y a sérieusement matière à douter de cette représentativité. Ces cas ne me paraissent pas vraiment (voire pas du tout) récurrents. Ou alors l'Élysée a trié de sorte à ménager son président affaibli de situations embarrassantes devant des cas plus réels, plus complexes, moins tempérés dans le choix du ton, des mots, des questions et des reproches qu'il aurait mérité qu'on lui fasse publiquement. Pour une fois qu'il était à l'écoute, dommage que son oreille (ou son égo) n'ait pas eu la version plus ''vive'' des plaintes de son peuple.
Et au passage, l'employée en question ne peut faire d'heures supplémentaires car son employeur les refuse. Elle ''applique'' clairement le concept sarkozyste du ''travailler plus pour gagner plus". Son problème est purement technique. Son intervention ne soulève aucune question de fond, aucun problème, aucun débat. On se demande bien ce qu'elle faisait là.

Et puis depuis quand J-P Pernaut (populaire ok) est le journaliste le plus qualifié pour animer ce genre d'émission politique ... ???

Compte non rentable = compte clos !

Consomme ce dont tu n'as pas besoin ou casses-toi ! C'est la nouvelle politique des quelques banques qui ont viré certains clients peu consommateurs ou refusant de consommer les services/offres bancaires proposées (assurances, placements, cartes bancaires, etc). Ils ont été jugés "non rentables".
Donc aussi sage, réglo et économe puisses-tu être, tu rapporteras moins à ta banque que ton voisin dépensier chronique toujours à découvert (paiement d'agios) et tu seras gentiment et ''crapulement'' prié de prendre la porte !
Apparemment les cas n'abondent pas ... mais tout de même, il est inconcevable que ce soit parfaitement légal : les banques sont dans leur plein droit. Et qui se soucie du droit de chacun d'avoir un compte chez la banque de son choix?


"Il est dans la culture d'une banque depuis des années de mesurer la rentabilité d'un compte. La banque n'est pas un service public", Régis Dos Santos, président du syndicat bancaire SNB/CFE-CGC.
Résumons : quand les banques étaient en train de couler en temps de ''crise'', il était justifiable de pleurnicher auprès de papa l'Etat pour son généreux service public qui (je ne sais comment) lui dénichait toujours des fonds de subventions et d'aides. Une fois la tirelire re-remplie et les soldes repassés au vert, elle considère que maintenir un compte client parfaitement créditeur sans incident de paiement est une tâche qui relève du service public ... seulement, quand les consommateurs pleurnichent auprès de papa, il n'y a jamais de sous, les comptes sont toujours déficitaires !
Tous les écarts sont décidément permis en temps de crise ! Elle a tout intérêt à durer cette crise pour faire gober aux moutons de consommateurs tout ce que les requins de la finance font au nom du vénérable capitalisme !
Qui a dit que les consommateurs finissaient toujours par payer les pots cassés déjà ?
Puisque je n'ai pas de CB Gold ou de livret A florissant, je vais donc scruter mon courrier au cas où je recevrais une lettre annonçant quelque chose comme ça ...


Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo

TGV low-cost pour 2012 ?

Il serait temps ! Circuler en Europe via les compagnies aériennes low-cost est bien moins cher que circuler en France par train !
L'époque du monopole ferroviaire touche à sa fin. Ouverture à la concurrence européenne ferroviaire oblige : Veolia et Trenitalia (la compagnie italienne, on l'aura deviné) pourraient faire rouler des TGV sur les réseaux ferrés français dès 2012 pour des coûts d'exploitation de 30% inférieurs à ceux de la SNCF. Et qui dit baisse des charges dit baisse des prix. Tout bénéf pour les voyageurs!
Ca ne devrait pas plaire à la sacro-sainte SNCF. Mais, l'ouverture à la concurrence marchant dans les deux sens, elle devrait logiquement s'aligner sur les prix et compenser sa perte (si perte il y a) ailleurs en Europe.
Seront concernés 3 axes TGV :
=> Paris - Lille - Londres (Eurostar)
=> Bruxelles - Paris - Lyon (Thalys)
=> Paris - Strasbourg - ''Quelque part en Allemagne''
Mais d'ici 2012, on doit encore supporter la hausse prévue des tarifs SNCF : après une hausse de 2% en 2008, 3,5% en 2009, on paiera nos billets 1,9% plus cher en 2010. A voir pour 2011.
Guillaume Pepy, président de la SNCF : ''Pour vendre plus bas que la SNCF, il va falloir que nos concurrents soient très très bons. Bon courage''. Confiance surdimensionnée ou discours de façade ?

"Si le climat était une banque, on l'aurait déjà sauvé"

Les adjectifs étaient d'abord très indulgents : "Un rassemblement sans précédent", "le plus grand RDV de la planète", etc. Quelques désillusions plus tard, ils deviennent : "un accord à minima", "un accord à l'arraché, non contraignant, insuffisant". Après-coup, les discours en langue de bois baissent crescendo et tout le monde s'accorde à dire que le sommet de Copenhague était finalement un total échec.
Une interview que j'ai lue sur le sujet sur le Monde.fr m'a parue intéressante de part le fait qu'elle expose la vision philosophique, et pourtant simple, de cet échec. L'interviewé : Michel Serres, académicien-philosophe qui enseigne à Standford. Je tenais à retenir quelques passages, que j'ai glissé plus bas ...
Interview originale ici


" ... Si le sommet sur le climat a été un échec, c'est d'abord parce que mettre 192 personnes autour d'une table relève de la grand-messe plus que de négociations véritables. Le problème vient surtout de ce que ces 192 personnes sont des hommes d'Etat, dont la mission première est de défendre les intérêts de leur gouvernement et de leur pays. La politique examine les relations humaines. Or, l'enjeu de Copenhague n'était pas les relations humaines, mais le réchauffement de la planète ... un objet qui dépasse l'horizon classique du politique. Ce que montre avant tout le sommet de Copenhague, c'est que les limites du politique sont aujourd'hui atteintes à un point sans précédent dans l'histoire ... mais il faudrait aussi parler du scientifique. Jamais ces 192 personnes ne se seraient réunies s'il n'y avait eu derrière elles les travaux du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), c'est-à-dire les savants. Deux groupes de personnes sont donc en jeu : un groupe d'experts qui savent mais qui ne sont pas élus, et un groupe d'élus qui ne savent pas. Pour avancer, il faudra inventer une reconfiguration de ces deux profils. Celui du politique comme celui du scientifique, dont l'implication dans la vie de tous est aujourd'hui absolument nécessaire.
... "Si le climat était une banque, on l'aurait déjà sauvé", a ironisé le président du Venezuela, Hugo Chavez. Il souligne la suprématie qu'a prise l'économie dans la gestion du monde. Depuis 150 ans, il est entendu, aussi bien par la gauche extrême marxiste que par la droite la plus pure, que l'économie est l'infrastructure essentielle des sociétés. Dès lors, il suffit qu'arrive un gros nuage dans ce domaine pour que tous les politiques se mobilisent. Mais je soutiens depuis longtemps que l'économie n'est qu'un paramètre parmi d'autres. Et que la crise financière qui bouleverse aujourd'hui le casino de la banque n'est que le révélateur de ruptures autrement plus profondes, pour lesquelles les termes de "relance" ou de "réforme" sont hors de propos."
M. Serres.

Copenhague: utilité versus futilité


In extremis. Un accord conclu à moins une. Mais lequel ?! 
Ce sommet n'aura peut-être pas servi qu'à donner bonne conscience aux leaders pendant 15 jours mais tout de même, rien de juridiquement contraignant n'en est sorti. C'est un accord politique qui n'oblige à rien et qui n'engage que ceux qui en attendent quelque chose de bon.
Sarkozy, l'écolo saisonnier, a rendu compte fièrement (un peu trop, comme d'habitude) du contenu : quelques sous contre la déforestation mais aucune mesure prise contre les émissions de gaz à effet de serre (LE problème en effet!). Tout le monde s'est renvoyé la balle pour savoir qui allait se mouiller le premier et s'engager sérieusement à quelque chose. Personne n'a cédé. Personne n'a rien fait. C'est reporté pour un énième prochain débat infructueux et en attendant, les plus vulnérables peuvent bien crever. L'industrie d'abord.

D'ailleurs, à part les ONG qui étaient presque interdites de séjour aux débats vu leur nombre (on sait pourquoi!)... le sujet intéresse qui? Copenhague est loin d'avoir fait des vagues parmi les gens. Et si intérêt il y a, c'est souvent par effet de mode, loin d'être sincère. Etre écolo ça "fait bien". L'idée est vite balayée.
La pétition ''ultimatum climatique'' qui a pour objectif de regrouper 1 million de signataires n'a, après plus de 3 semaines (minimum), rassemblé que la moitié. Les gens sont 36 fois plus nombreux autour de choses 36 fois plus futiles. C'est honteux d'être aussi volontairement sourd à un tel message.

Les médias ne sortent pas du lot. Que se passait-il pendant les 15 jours du sommet ? On ne sait pas, personnellement je ne trouvais rien nulle part si ce n'est ce qu'on savait déjà ... Nous avons eu droit au news concernant l'ouverture puis ... plus rien jusqu'à la clôture, et encore, "clôture" entre parenthèse car les infos à propos de la neige aujourd'hui inondaient les médias, ça devenait même barbant, comme si le pays n'avait pas connu de telles vagues de froid auparavant. Maintenant que la neige s'installe, personne ne sait plus circuler en France !
En ce moment les articles qui ont rendu compte instantanément de la conférence de presse de Sarko tout à l'heure sur l'accord conclu se comptent sur les doigts d'une seule main. C'est à des années-lumière de rivaliser avec les news de la ligue des champions !

Pôle nord : La banquise aux trésors cachés!

Les symptômes de fièvre aiguë au pôle nord ne font décidément pas que des malheureux ! Ils annoncent de beaux jours à venir pour les l'industrie pétrolière et minière !
La surface et l'épaisseur de la banquise nord se sont divisées par deux. La fonte des glaces aux pôles tracent des voies maritimes viables pour les convois commerciaux dans des territoires de l'extrême nord qu'on n'espérait même pas approcher autrefois ! La donne a changé maintenant qu'on sait que la banquise maigrit à vitesse grand V et que 1/4 des ressources inexploitées de la planète se trouve dans les sous-sols et fonds marins du pôle nord ! Quand je dis ressources du sous-sol et des fonds marins, j'entends par là énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz naturel, nucléaire, etc), ressources minérales (diamants, or, platine, titane, etc), et pêche.
En d'autres terme, c'est LE nouvel eldorado commercial, le nouveau terrain de jeu pour la cupidité mondiale! Et certains l'ont flairé il y a un moment déjà! Le Canada commence à sérieusement s'approprier les lieux (peut-être est-ce pour passer de 3ème à 2nd distributeur mondial de diamants ? ) et les autres pays riverains (U.S., Russie, pays scandinaves, etc) sont en train de suivre. Tout le monde veut y planter son drapeau aujourd'hui histoire de pouvoir réclamer un droit de véto sur le terrain demain ... A bon entendeur ...
Ca sent le roussi quant à la bonne entente occidentale quand il s'agira de débattre du pôle !

Et pourquoi c'est dangereux?
Parce que les investissements industriels dont les dispositifs et constructions visant à exploiter ce panel de ressources alléchantes (installations minières et pétrolières, etc) sont pollueurs par nature et donc synonymes de (gros) dommages environnementaux supplémentaires.
Et pourquoi c'est dangereux à cet endroit plus qu'ailleurs ?
Parce que le pôle nord est une zone très vulnérable mais fondamentale pour l'équilibre climatique de la planète. Elle tire vers le bas les moyennes de température planétaire quand elles sont tirées vers le haut dans les zones les plus ''réchauffées'' ...
Encore des bâtons dans les roues pour Copenhague. L'extrême nécessité d'aboutir à un accord concluant et juridiquement contraignant d'ici la clôture du sommet vendredi prochain en sort alourdie et plus difficile ...

M. Moore revient à la charge !

Après avoir fait sortir de ses gonds Bush et ses marionnettes, General Motors et les législateurs du port d'armes US, Wall Street est à son tour sur le banc des accusés de Michael Moore dans son dernier documentaire "Capitalism : A Love Story".
Je trouve que Mr. Moore a le mérite de refroidir les nerfs, crever l'abcès et cracher au monde ce qui doit l'être ...
Sa méthode : faire le con, l'emmerdeur, le ridicule, le lourd, l'irritant.
"Nous avons une loi aux Etats-Unis qui déclare illégaux les paris à la bourse, mais nous avons laissé faire Wall Street, et ils l'ont faire avec notre argent, en le plaçant sur d'invraisemblables produits dérivés ... La démocratie n'est pas un sport où l'on se contente d'être spectateur. C'est un événement où l'on se doit de participer. Si on ne le fait pas, alors la démocratie n'a plus de raison d'être. Le président Obama réussira ou échouera non pas sur ce qu'il fera, mais sur ce que nous faisons pour le soutenir." Michael Moore.
Sortie le 25 novembre 2009 !
Voici la bande-annonce:

Esprit Pauli

Gunter Pauli bouscule, dérange, emmerde les convenances, ne parle pas la langue de bois. Et moi j'aime ça.

Avant de m'attaquer au message que nous délivre G. Pauli, un petit coup de gueule d'abord.
On nous répète partout et tout le temps de long en large les bons réflexes "verts" à adopter pour éviter de briser la branche sur laquelle on est assis, mais qui s'occupe vraiment de critiquer comme il se doit le mode de fonctionnement du principal coupable de cette cata environnementale: l'industrie. Pourquoi les processus de fabrication restent inchangés? Pourquoi les produits mêmes ne seraient-ils pas révolutionnés? Pour moi, c'est l'offre qui fait la demande. Nous consommons les produits que nous trouvons sur le marché. Personne ne nous demande notre avis. Si le marché de l'auto ne contenait que des hybrides, si le marché des piles ne contenait que des rechargeables, si le marché du frais ne contenait que des produits locaux de saison, on roulerait tous écolo. On ne jetterait pas de piles qui sont par définition des concentrés de toxiques. On éviterait de manger ce qui a été produit à l'autre bout du globe il y a des mois et qui a nécessité des litres de pétrole pour le transport et énormément d'énergie pour la conservation.



Tout le monde est écolo maintenant (oralement surtout!). Les hommes politiques et tous les organismes mondiaux concernés s'évertuent soit disant à atteindre des taux moins mauvais qu'avant. G. Pauli pense : "moins mauvais mais mauvais quand même! Moins polluer mais polluer quand même!". Il qualifie ce raisonnement de double morale qui, d'un côté admet la nécessité de la "pollution 0" et de l'autre, soutient les mêmes systèmes qui maintiennent les niveaux de pollution au beau fixe.
“Aujourd’hui, on donne des prix environnementaux aux hommes d’affaires qui annoncent qu’ils vont polluer un peu moins. Pourquoi pas récompenser les voleurs qui annoncent que dorénavant ils voleront un peu moins! Il ne faut pas polluer un peu moins : il faut arrêter de polluer.”
Gunter Pauli a planté le décor de son intervention sur cela. 
G. Pauli est un ex-industriel belge. Dans les années 90, il a lancé une société fabricant des produits biologiques pour la lessive et la vaisselle, Ecover, une usine complètement biodégradable. Il allait jusqu'à payer ses employés 0.50€/km pour qu’ils viennent en vélo à l'usine, jusqu'à ce que la justice belge le condamne pour cette initiative "hors du cadre du droit du travail".
Il a dirigé Ecover jusqu’à ce qu’il découvre que certains produits qu'il utilisait étaient responsables de la déforestation et de la disparition des Orangs-Outans en Indonésie. Il vend alors Ecover pour se consacrer à la recherche de solutions alternatives à nos modes de production néfastes.
Il retient une méthode : le biomimétisme, càd l'immitation de la nature dans la production, la technologie inspirée par le vivant.

"Chaque système naturel fonctionne avec ce qui est disponible. Or depuis des années, notre économie, comme notre système financier, a fonctionné avec ce qui n’existe pas, avec pour conséquence du chômage, de la pollution, des déchets et de la pauvreté. L’économie américaine gaspille chaque année 1.000.000.000.000 de dollars pour gérer ses déchets! Il faut revenir à la satisfaction des besoins fondamentaux : l’eau, la nourriture, le logement, la santé, l’énergie, l’emploi, l’éthique, et stimuler l’entrepreneuriat dans ce sens. La science hélas n’est pas liée à la satisfaction de ces besoins fondamentaux. Dans l'enseignement du commerce, le modèle économique qu’on apprend consiste à investir plus et économiser peu (et comment!). Or ce n’est pas le modèle des systèmes naturels!".

G. Pauli se montre concret par quelques exemples inspirés des processus de production naturels observés. Aperçu: 


Energie : n'oublions pas que nous sommes conductibles!
Comment la nature génère-t-elle de l’électricité tous les jours? Non, ce n'est pas grâce au soleil. Mais par la gravité et la biochimie (chimie des cellules). C'est-à-dire? Ça veut dire à titre d'exemple qu'on peut créer de l’électricité avec notre corps (60 volts/h) ou par la pression de notre voix. On sonne le glas des piles et métaux. Le Fraunhofer Institut est en train de produire le 1er téléphone mobile qui fonctionne grâce à la conversion de la pression générée par la voix en électricité. Elle envisage de faire fonctionner le téléphone mobile pendant plus de 200 heures! Plus vous parlez, plus votre téléphone est chargé!

Fibres : la soie a la cote
L’araignée est capable de produire 9 types de soies différentes, avec des qualités de résistance différentes selon l’eau qu’elle y incorpore. Une première usine produisant du fil comme l’araignée existe déjà. Cette fibre ne concerne plus que la production textile. On utilise aujourd'hui la soie pour faire des réparations nerveuses ou osseuses. Sa capacité pourrait aussi permettre le rasage sans aucune pénétration de la peau, alors qu'on utilise "100.000 tonnes d’acier pour fabriquer des rasoirs jetables”, s’enflamme G. Pauli. "L’acier et le titane de nos lames de rasoir peuvent être remplacés par de la soie, ne nécessitant ni pétrole, ni énergie, ni déchets." La soie est le sous-produit de mûriers destinés à fructifier des terres arides de Chine depuis 2500 av. J.-C. Un hectare de mûrier produit 2 tonnes de soie. Des rasoirs faits de soie demanderaient 250.000 hectares de mûriers, synonyme de reconquête de terres arides et de 12.500 emplois créés.

La chimie hors circuit ...

Remplaçons la chimie par la physique. "Si on se débarrasse de toutes les bactéries avec de la chimie, nous risquons surtout de finir par nous débarrasser de toute l’humanité!". Comment les systèmes naturels contrôlent-ils les bactéries sans chlore et sans produits chimiques? G. Pauli propose d'utiliser le vortex, ce tourbillon vertical en forme d'entonnoir qu’on observe lorsqu’on vide une baignoire par exemple. Le vortex génère une pression qu'on peut exploiter comme le fait H2O Vortex, via sa création Realice, "un système qui crée de la glace en enlevant l’air (l’eau glace plus facilement sans air), en utilisant la pression que génère un vortex. Sans air, pas de bactérie, pas de corrosion …"

Le bambou, c'est beau & écolo!
Les stickers de bambou ont beaucoup de succès il paraît ... mais leur premier mérite n'est pas dans leur esthétique. Il s'avère que le bambou, le matériel de lapauvreté, celui avec lequel plus d’un milliard de personnes construisent leur maison, est un véritable acier végétal, durable et de qualité.

Le reboisement

Le vert disparaît de plus en plus de nos paysages. La mesure de reconquête des territoires qui ont subi la déforestation en régénérant des forêts primaires permet non seulement de remédier à cela mais aussi de générer des revenus pour la population avoisinante. Comment? Une forêt génère naturellement de l'eau, elle est disponible gratuitement aux petites populations environnantes et dépasse même en général les besoins en eau de celles-ci. Cette eau est embouteillée et revendue ailleurs, tout simplement!


Les déchets
On incinère les déchets organiques alors que dans la nature, ceux-ci deviennent des aliments. Ce qui est plutôt stupide à mon sens. Autant en faire de la nourriture pour animaux.


Manifestement, la nature et l'économie peuvent faire bon ménage. L'écologie n'est pas contre productive contrairement à ce que beaucoup de capitalistes un brin trop soucieux de leur chiffre d'affaires pensent.
Pour peu de maîtriser un minimum l'anglais, la vidéo ci dessous relate une bonne partie de ce que je reprend (moins bien) en français ce que G. Pauli développe et argumente lui-même (si bien) en anglais.


Pour qui voudrait aller plus loin, il y a toujours "Croissance sans limites : Objectif zéro pollution", une oeuvre de G. Pauli.

Trop de gestionnaires pour peu d'entrepreneurs

La France a besoin d'entrepreneurs, on l'aura compris. C'est d'autant plus vrai en temps de récession. Mais il y des éléments déclencheurs et autres entraves que la France elle-même ne voit pas de part la nature de son fonctionnement économique et social. Ce sont ces éléments qui font d'un entrepreneur ce qu'il est. Parmi eux : les origines sociales et culturelles, la personnalité et les conditions professionnelles et de formation.
La socio-culture française non favorable : L'esprit d'entreprise est véhiculé par les traditions américaines et britanniques plus qu'ailleurs, c'est sans doute pourquoi les jeunes américains et britanniques représentent un nombre d'entrepreneurs potentiels largement plus important qu'en France. 
L'entrepreneur est un créateur, inventeur, innovateur, mais la culture nationale conditionne la création, l'invention, l'innovation. L'Etat français est l'Etat-providence par excellence. Il baigne dans un environnement axé sur la protection, la prévention, la sécurité. Le modèle professionnel français dominant est celui du travail salarié, statuaire, stable et protégé. Au contraire, l'entrepreneuriat consiste en partie à prendre des risques, subir des aléas. C'est pourquoi la dimension protectrice encrée dans la culture française peut constituer un frein à la création et l'innovation en France, et donc à l'entrepreneuriat.
Un test portant sur ''la personnalité française'' établi il y a une bonne quinzaine d'année quand même, reste à savoir s'il est toujours d'actu, concerne les valeurs des français, il dégage un paradoxe dans le comportement de ceux-ci. Voici ce qui ressort d'un test de personnalité des français, (proportion de réponses positives):
J'aime prendre des responsabilités : 57% 
Je m'attends à réussir ce que j'entreprends : 56% 
J'ai rarement des doutes sur ma conduire : 27% 
J'aime convaincre les autres : 26% 
Je sais comment obtenir ce que je veux : 24% 
Je donne souvent des conseils aux autres : 23% 
Les autres m'envient beaucoup de choses : 6% 
Je sers souvent de modèle aux gens : 5% 
D'une part, ils aiment prendre des responsabilités et s'attendent à réussir ce qu'ils entreprennent. D'autre part, plus des trois quarts manquent de confiance en eux. S'il on y rajoute leur difficulté à faire confiance aux autres, on peut qualifier le potentiel entrepreneurial de la population active française comme étant très faible.
L'éducation va a contre-sens : "Dans toute société, il y a des entrepreneurs et des gestionnaires. Les premiers génèrent les richesses et les emplois, les seconds les gèrent. Le problème en France réside dans le fait que le pays forme trop de gestionnaires mais très peu d'entrepreneurs, trop de wagons et peu de locomotives.'' P. Fauconnier. 
L'entrepreneuriat n'est pas un mode d'insertion dans la vie active convoité par les jeunes diplômés en France. Ils préfèrent poursuivre une carrière garantie et bien tracée au sein des grandes et très grandes entreprises (par souci de sécurité sans doute!) et y occuper, dans le meilleur des cas, des postes de direction et de gestion.
Les étudiants à fort potentiel entrepreneurial est très minoritaire dans le paysage estudiantin français. Concrètement, 53% des entrepreneurs il y a quelques années n'avaient pas le baccalauréat, 21% avaient interrompu leurs études supérieures avant la licence et 8% avaient un niveau d'études égal ou supérieur au Bac+5. Les chiffres parlent d'eux même; l'absence de diplôme représente un handicap pour candidater aux postes d'encadrement et sont un élément moteur dans la création d'entreprise. Autrement dit, on était entrepreneur par manque de diplôme! 
Le système éducatif aussi fait pencher la proportion des étudiants à entreprendre vers le niveau zéro. Les méthodes pédagogiques appliquées en France (didactiques) sont loin de prédisposer les élèves à intégrer un esprit d'entreprise, même très loin. Aperçu de ces méthodes pédagogiques (c'est censé être un tableau mais je n'arrive pas à le faire passer sous ce HTML).
- Enseignement par le prof seulement VS apprentissage réciproque des uns par les autres,
- Apprentissage par l'écoute passive VS apprentissage par l'action,
- Restitution écrite VS échanges, débats, discussions,
- Évaluation de l'élève en fonction du feedback / jugement par le prof seul VS évaluation par la réaction d'entités nombreuses et différentes,
- Environnement programmé, organisé, contrôlé, maîtrisé VS environnement informel, flexible, changeant, imprévisible,
- Travail sans pression ni objectifs VS travail sous pression d'atteinte d'objectifs précis,
- Peur de l'échec, de l'erreur VS apprentissage par l'erreur.
Si la pédagogie d'enseignement a réellement une influence sur l'éveil entrepreneurial, il est clair que, sauf mesures particulières, les entrepreneurs en France ne sont pas prêts de fleurir à l'école!
Related Posts with Thumbnails

    Ils ont dit

    Zabitudes

    Ballon magique

    Allez, au pif !

    Blogger
    PageRank Actuel

    Ca chauffe !