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Juste un autre patriarcat ...

Big Love. Un titre racoleur au possible. De quoi nous renvoyer vers les images d'amourettes mielleuses, surfaites et pénibles. Et pourtant, j'ai été agréablement surprise ! Il faut dire que quand c'est signé Tom Hanks, le bénéfice du doute s'impose ...
De quoi je parle ? D'une série TV qui m'immobilise devant mon écran ! Pourtant la problématique laisse très sceptique : la polygamie illégale américaine.
Les personnages sont mormons fondamentalistes. Il s'agit d'une famille américaine de l'Utah, mormone polygame vivant cachée et essayant de se fondre discrètement dans la masse urbaine. Elle est cependant constamment rattachée aux démons et problèmes de l'imposante communauté mormone aux principes ancestraux. C'est un scénario plutôt original où il ne s'agit ni de défendre, ni de juger le mormonisme. Le sujet soulève, rien qu'en l'imaginant, beaucoup de situations marrantes et de sources d'ennuis. Et bien que mon instinct féministe m'empêche de trouver quelque chose de bon à défendre dans le mode de vie des personnages, Big Love est ma première série coup de coeur (pas toute fraîche n'empêche) depuis bien longtemps ... 

Pour ceux qui ne savent pas trop en quoi la religion mormone (alias l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours = SDJ pour les plus patients) consiste, voici un petit topo objectif de ce que j'ai retenu de la foi mormone, qu'il est quand même bon de savoir au préalable, histoire de ne pas trop ramer sur certains passages de la série, pour ceux qui regarderaient ... 

L'église mormone est dirigée par un prophète vivant, les prophètes se succédant à la tête de l'Eglise comme se succéderaient des papes ou des héritiers au trône dans un royaume. Elle a été fondée par Joseph Smith (premier prophète donc) après la vision d'une manifestation spirituelle, il est en même temps l'auteur du Livre de Mormon. Les Etats-Unis comptent le plus grand nombre de mormons.
Les fondamentalistes sont polygames, les hommes peuvent épouser un nombre illimité de femmes. Pour eux, la famille est le seul ticket d'entrée vers "l’éternité". Plus la famille s'agrandit, mieux sera sa place dans l'au-delà. Enfanter est le souci n°1 des mormones, mais le but de cette reproduction perpétuelle est céleste uniquement. 
Le mariage mormon n'a de valeur que s'il se fait dans un temple de l'Eglise de J-C des SDJ. Le mariage contractuel ne veut rien dire pour les mormons. Les mariés sont "scellés" pour l'éternité dans le temple et les enfants sont "scellés" à leur parents par le baptême mormon. L'union des époux et par extension la famille qui en découle sont ainsi dites "éternelles". C'est pourquoi "jusqu'à ce que la mort vous sépare" est plutôt risible aux yeux des mormons ...
Préférant l'image de la résurrection, les mormons n'aiment pas le symbole de J-C sur la croix et encore moins les statues qui l'accompagnent dans les églises chrétiennes classiques. Le temple mormon n'a rien en commun avec les bâtisses classiques ... seul l'ange Moroni symbolise la foi mormone.
La femme fondamentaliste mormone est (on s'y attend !) femme au foyer, soumise et loyale. Son uniforme quotidien est une robe épaisse la couvrant des poignets aux chevilles, aux manches gonflées et aux couleurs acidulées. Elle ne se coupe jamais les cheveux, elle en fait une très longue tresse en gonflant considérablement une large mèche au dessus du front. Elle a le droit de procréer et d'éduquer ses enfants. Si éventuellement une des épouses travaille, les revenus sont à la disposition du mari, qui répartit les ressources à sa guise. Les biens sont partagés par toute la famille.
Les mormons ne consomment pas de tabac, d'alcool, de drogue, de thé ou de café. Ils s’abstiennent sexuellement avant le mariage. Ils ont le devoir de payer la dîme à l'Eglise (10% de tous leurs revenus). Ils jeûnent pour se repentir. Ils s'opposent à l'avortement, à l'homosexualité, à la violence, aux jeux de hasard, à la pornographie, aux tatouages et aux piercings.

La polygamie a cependant été bannie à la fin du 19ème siècle par l'Eglise mormone après avoir cédé aux fortes pressions et nombreuses menaces de démantèlement de l'Etat. Les unions polygames n'ont pas cessé pour autant, conscientes de l'obstacle politique et vivant cachées des autorités.
L'Eglise ayant renié le mariage plural et les Etats-Unis le considérant comme illégal, rien ni personne ne protège les épouses "secondes", si ce n'est celles qui vivent reculées des milieux urbains au sein des communautés mormones.
Les mormons américains s'entendent généralement bien avec les musulmans américains, fait peu étonnant vu la proximité de beaucoup de leurs principes respectifs.

Et voilà pour le topo. La famille Henrickson est donc prise sous ce cadre là. Bill, ses 3 femmes et ses 7 enfants. Le casting apporte toute sa saveur à la série. Aucun personnage ne fait tâche, les chances sont nombreuses pourtant vu le nombre considérable d'acteurs dans la série ... mais polygamie oblige, j'oubliais !  
Barbara ('Barb') : la première épouse, "l'officielle", la sage, la pieuse. 
Nicolette ('Nicki') : la seconde épouse, mormone pure, coincée, stricte et en mal d'amour. Un rôle tout juste taillé pour le don de Chloë Sevigny à simuler les froides antipathiques, un Golden Globe à la clef.
Margene ('Margie') : la dernière épouse, jeune, insouciante, naïve, attachante et magnifiquement puérile. Ginnifer Goodwin fait une parfaite femme-enfant. 
Bill : l'époux, le business man autoritaire, le sauveur, le monsieur sait-tout pieux que joue Bill Paxton et que j'adore détester au fur et à mesure des saisons ...
Sarah : l'aînée, la différente, la secrète, l'opposante discrète à l'héritage religieux.
Ben : le second, l'adolescent influençable en mal d'identité religieuse.
Roman : le prophète mormon chef de la communauté, digne d'un voyou se cachant derrière Dieu pour justifier ses actes. C'est en même temps le père de Nicki.

Pour les curieux, la série est disponible en streaming ici. Et comme je le rabache souvent, vive l'authenticité, vive les versions originales sous-titrées. Exit les doublures !

Poisson mort d'avril ...

Bien que j'aie appris à leur donner presque autant de crédit qu'à Jean-Claude Van Damme et que rien ne devrait plus m'étonner désormais, l'admirable sens des priorités des médias me laisse toujours aussi pantoise.
Non ne je fais pas allusion à la burqua qu'on veut arracher aux 2000 têtes harcelées par la minorité visible au nom de la dignité de la femme, ni à la burqa derrière laquelle Ribéry ferait mieux de se cacher s'il veut que la France lui lâche les basques quant à son cadeau d'anniversaire humain (dignité de la femme on disait?).
Je pense plutôt à l'autre burqa du moment, plus grande, plus noire, plus grave, celle qui cache des délits beaucoup plus inculpables et qui en englue plus d'un : cette gigantesque marée noire qui a suivi l'explosion puis le naufrage de la plateforme pétrolière de British Petroleum et qui continue de s'élargir à raison de 5000 barils / 800.000 litres de pétrole supplémentaires par jour au nez de la faune et de la flore abondante du golfe du Mexique. Pauvre Louisiane, Katrina s'est assuré une descendance!
Le spectacle dure depuis 9 jours, dans l'attente que la surface de la nappe atteigne 3 fois la Belgique. Tout le monde détourne le regard, les british y compris! C'est une "catastrophe nationale" alias américaine. Tandis que les niches de pétrole au pôle nord elles sont une affaire internationale!

"Je continue à penser que la production pétrolière américaine joue un rôle important dans notre stratégie de sécurité énergétique, mais j’ai toujours dit qu’elle devait se faire de façon responsable, pour la sécurité des employés du secteur et la protection de l’environnement". Barack Obama.
Il y a des fois où je me demande si Obama excelle également dans autre chose que le discours ... Je me demande aussi s'il ne prend pas tous ces écolos juste pour des zigotos. Ze sustainable development n'a pas l'air d'être sa tasse de thé. Quel ennui quand ça s'impose à son planning! Copenhague paraissait emmerder sa nouvelle loi sur la santé, et ce déluge pétrolier vient maintenant tarabiscoter sa décision du 1er avril qui était de donner le feu vert à de nouvelles stations de forage tous azimuts. Comme si la centaine de plateformes pétrolières avoisinantes ne suffisaient pas. Qui a dit que l'or noir perdait de son attractivité?
L'exploitation pétrolière en mer n'est pas encore sur la pente descendante. Elle est juste suspendue : "aucun nouveau forage n’a été autorisé et aucun ne le sera tant que nous n’aurons pas déterminé ce qui s’est passé et s’il s’agit d’un événement exceptionnel ou que l’on aurait pu empêcher". L'évènement n'est pas plus exceptionnel que les précédents. Et les causes non plus : des compagnies pingres en dépenses de dispositifs de sécurité ("pu empêcher?"). Les 11 disparus après l'explosion ne sont même pas évoqués. Le but est de creuser, trouver, empocher et basta. Aux gouvernements de procéder aux fouilles et aux bénévoles de nettoyer les côtes.
Et le monde de se demander qui va payer la note ! Erreur. Le concept du pollueur payeur ne s'applique pas aux géants du pétrole comme la BP. Et d'ailleurs ça n'a aucune importance. Les dégâts écologiques sont irréversibles. Si dédommagement il y a, seuls les pêcheurs ou les quelques dégâts récupérables de l'économie maritime qui en dépendait peuvent y prétendre. Ce ne serait pas cher payé. Mais ça relève quand même d'une justice improbable dans le monde des affaires : les meilleures entourloupettes des meilleurs avocats au monde dont BP peut s'offrir les services viendront "noyer le poisson" et dans une semaine personne n'en parlera plus.

Réflexion faite, tout ceci n'est pas grand chose finalement. Ca ne se passe pas sous nos yeux, ça n'a abattu aucune maison, ça n'a noyé aucune voiture et personne n'a été privé de jus. Pourquoi s'en soucier?
Réaliser la portée des dégâts qui ne nous affectent pas personnellement n'est pas encore dans nos cordes. Bien que notre hôte la Terre nous ait d'ores et déjà manifesté sa fièvre à plusieurs reprises, attendons encore. Soit que des sardines qu'on nous persuadera par tous les moyens être comestibles viennent capoter notre système immunitaire, soit qu'une seconde éruption volcanique chauffe les cieux clouant au sol plus d'un continent et faisant couler plus d'une compagnie aérienne. Ca n'a rien d'improbable.
Mais pourquoi évoquer les compagnies aériennes? Parce que l'économie est manifestement le seul souci qui vaille la peine et attire l'attention. Si l'économie se fout des bébés orangs-outangs, elle se foutra moins de ses rentrées d'argent. Son incorrigible tohu-bohu n'est pas sans conséquences sur le climat qui n'est à son tour pas sans conséquences sur l'activité du magma et la poussée d'Archimède dans les cheminées volcaniques. Faire joujou avec plus grand qu'elle lui vaut de réduire aussitôt ces supposés maîtres des airs à plus fragiles que de vulgaires avions en papier.

En attendant Greenpeace peut toujours jacasser, à moins de changer d'interlocuteur (ou de coupable!) : à quoi lui sert-il de se plaindre à l'Etat de ces requins quand ce sont ces mêmes requins qui financent les campagnes de ces hommes d'Etat ?

And the Oscar goes to ...


Une mi-déception. Je n'aurais peut-être pas dû me priver de sommeil !
Il n'y en a eu que pour la parodie hollywoodienne de l'après guerre en Irak ! The Hurt Locker (Démineurs) rafle 6 oscars dont celui du meilleur film. Rajoutons à cela Meilleur Réalisateur, Meilleur Scénario Original, Meilleur Mixage Sonore, Meilleur Son et Meilleur Montage.

"Jim le visionnaire" a du bouillir de l'intérieur, son Avatar lui aura coûté 12 ans de sa vie et 500 millions de dollars (le film le plus cher du cinéma). Tout ça pour voir son ex Kathryn Bigelow sacrée "meilleure réalisatrice" l'écraser avec du pseudo-réalisme, des mines, 11 millions de dollars et une vengeance conjugale. :-) On nous a bien fait remarquer qu'il s'agit de la première femme oscarisée en la matière. C'est marrant de voir qu'Hollywood se préoccupe aussi de l'égalité homme-femme ... pour un 8 mars, ils sont dans l'air du temps !
En tout cas, la gagnante m'a un peu effritée avec son speech politique vers la fin qui n'a su résister à l'éternelle tentation de coller cette étiquette d'"héroïsme" à la présence militaire américaine en orient : "They're there for us and we're there for them". Tout à fait. Les américains ont besoin d'être protégés des misérables réfugiés irakiens!

Les catégories de meilleur film, meilleur scénario original et meilleur réalisateur étant les plus prisées, il ne restait plus pour Avatar que des récompenses techniques : Meilleur Direction Artistique, Meilleure Photographie et Meilleurs Effets Spéciaux (3 oscars).
Peut-être l'Academy Awards a-t-elle jugé archi-suffisant le giga-succès du film en salles ... et en dehors des salles ! Ou bien elle n'aime pas le paisible rythme de croisière de James Cameron : s'absenter 10 ans, mijoter une bombe, revenir avec un raz-de-marée en boîte, rafler toutes les récompenses, puis rebelote : s'absenter 10 ans ...
Dans tous les cas il ne se sera séparé ni de son fauteuil, ni de sa moue ! Il a déjà imaginé son come back : Avatar 2. J'ai d'abord cru à une blague. Eh bien il s'avère que ce n'en est pas une ! Sam Worthington alias Jake Sully assure : "Cet engagement est ce qui fait de lui l’homme qu’il est. C’est la vie ou la mort. C’est la guerre. Voilà comment il se rapproche des films ... Nous avons signé pour une trilogie. Mais je crois que j’aurai 94 ans au moment où ce sera fini, pour être honnête. Je sais que Jim a quelques idées dans sa grosse tête."
Ben c'est qu'il en a jamais assez :-) tant mieux pour les cinéphiles !
RDV dans 10 ans. J'imagine déjà à quoi ça va ressembler : la projection sera en 4D, on aura plus besoin de lunettes, l'écran ne sera plus, la projection prendra l'aire de la salle et le siège sera maniable dans tous les sens (et il nous pleuvra et ventera dessus comme à DisneyLand) :-p

Assez parlé d'Avatar. J'ai tendance à trop m'étaler quand je suis fan, encore plus quand je suis fan et déçue !
Heureusement la cérémonie n'a pas consisté à alterner l'attribution des oscars entre le visionnaire et la démineuse. Il reste quelques unes des meilleures catégories. Moins de déception de ce côté. :-)

Après une quarantaine de film, celle qui m'a conquis déjà dans Speed il y a des lustres, Sandra Bullock (The Blind Side, le film inconnu en France, mais que j'ai vu et aimé :-) a été oscarisée pour la première fois en tant que meilleure actrice, face à Meryl Streep (Julie & Julia), Helen Mirren (The Last Station), Carey Mulligan (Une éducation), Gabourey Sidibe (Precious).
Hormis son humour et son humilité, j'ai toujours trouvé un petit quelque chose à Sandra Bullock qui la rendait plus méritante. Quoiqu'aux côtés de Meryl Streep, peut-être pas :-) Cependant, Meryl Streep elle, reste la plus respectée et idolâtrée des actrices. Elle maîtrise son art et le monde le sait. L'oscar, elle n'en a pas besoin ! :-)
Extrait des remerciements de Sandra Bullock qui étaient de loin les moins surfaits :



Precious quant à lui est une petite oeuvre indépendante déchirante, il est même irréaliste tant il est déprimant. Je ne vois pas comment on aurait pu rajouter plus de malheurs à l'héroïne "Precious" déjà au fond du trou. Et pourtant, ça ne verse jamais dans le misérabilisme, mais ça t'attendrit de force ! J'ai aimé :-)
Gabourey Sidibe a "listened to a mixtape and ate cookies" avant d'arriver sur le tapis rouge. Ca m'a marqué ! Au moins une très bien enveloppée, spontanée et sans complexes :-) Les habitudes nutritives des conviées aux oscars ressemblaient jusque là à celles des top models en stade ante-mortem, un supplice draconien rien que pour pouvoir enfiler la Gucci créée pour l'occasion uniquement. Je me demande bien ce qu'ils en font après ...
Precious a eu l'oscar du scénario d'adaptation et celui du meilleur second rôle féminin pour Mo'Nique, alias la mère de Precious. Après le bruit qu'il a fait un peu partout, je n'imaginais pas moins que ça. Dans la même catégorie était nominée Penelope Cruz dans Nine, plutôt étonnant comme nomination pour une comédie musicale fustigée de critiques négatives de toutes parts (pour laquelle je m'impatientais mais ne m'impatiente plus!).

Du côté des hommes, encore une de ratée pour Morgan Freeman. La consécration ne sera pas pour cette année non plus. Il finira par l'avoir à l'usure à ce rythme ! La faute à l'ancien glandeur The Dude Lebowski, Jeff Bridges, sacré meilleur acteur dans Crazy Heart, une comédie musicale sur des airs de country qui lui ont valu l'oscar de la meilleure chanson de film : "The Weary Kind". Mais comme j'aime presque toutes les comédies musicales de part leur nature musicale même, il ne faut donc pas se fier à mon avis :-p

Mon colonel nazi favori "Hans Landa" alias Christoph Waltz dans Inglorious Basterds a remporté l'oscar du meilleur second rôle masculin. Je ne voyais personne d'autre à sa place :-)

Il ne reste plus vraiment de surprises. Up (Là-haut), le Pixar qui a charmé toutes les générations, a remporté l'oscar du meilleur film d'animation et de la meilleure musique de film (oui parce qu'il y a et la catégorie chanson de film, et la catégorie musique de film, nuance :-).
Voilà ! J'aurais presque fait toutes les catégories. Je m'étalerais volontiers sur les catégories restantes mais stop l'étalage. :-D

Bon allez une dernière fausse catégorie : le tapis rouge (oui je sais on s'en fout mais je n'ai trouvé que ça pour clore le post et aller dormir). Remarque, c'est une pseudo-catégorie aussi, il y a des gens qui ne regardent que ça ! C'est le concours officieux des plus belles robes et des meilleures poses devant les caméras. Artificiel au possible, même si on se prête tous au jeu un moment quand on l'a sous les yeux !





2h de défilé de robes. Encore supportable si les échanges étaient intéressants. Mais il aurait fallu pour ça que les journalistes aient plus de 3 phrases à la bouche : "You're GORGEOUS tonight !", "Who are you wearing tonight?" (quel styliste?) et "What are your plans for tonight if you win an oscar?"

Long évènement en tout cas. Ma nuit de sommeil aura été courte ! Mais pas mon billet du coup :-)
Voici un petit tuyau de films en streaming où se trouvent pas mal des films que je cite plus haut, si ce n'est tous. Certains sont en V.O. cependant. Je préfère pour ma part les V.O. ou V.O.S.T.F car le jeu d'acteur s'évalue aussi dans la résonance, l'authenticité et la puissance qu'il donne à ses propos. Exit les doublures.

Oscars 2010 : Jour J !

Non non je n'ai pas lâché mon blog :-) Longue pause en effet depuis mon dernier billet. Ce n'est qu'un mois de février bien chargé ;-)

Anyway, cette nuit se déroulera la 82ème Academy Awards alias la cérémonie des oscars 2010. Et même si on pense que c'est une sorte de présent que la communauté hollywoodienne se fait à elle-même, un défilé d'auto-récompenses que les grosses industries hollywoodiennes se font entre elles et où sont ignorées les productions extérieures au cercle, eh bien on a quand même envie de regarder ... non ? :-)


Watch live streaming video from theoscars at livestream.com

Ce stream diffusera la pré-cérémonie : le tapis rouge (vers minuit), quant à la cérémonie, ça se passera sur http://www.freedocast.com/Slapdog71
Mais avant ça ... un petit café :-) décalage horaire oblige !
Bon visionnage !

Billet récapitulatif pour plus tard biensûr :-)

Cata Haïti : ressortissants d'abord, blessés ensuite ...

50.000 morts recensés au 15 janvier. Le tremblement de terre aura fait de 100.000 à 200.000 morts, estimations prévues d'ici la fin des fouilles. C'est beaucoup. Pourtant, ces chiffres ne rendent les secours ni plus rapides ni plus efficaces. Pendant ce temps, le son de cloche médiatique radote que tout est sous contrôle : ''4 jours après le séisme, l'aide humanitaire s'intensifie''. Tout à fait : le monde se chamaille pour la seule piste Port-au-Princienne par laquelle les pays viennent évacuer leurs ressortissants. Étrange sens des priorités. Il est judicieux de ''secourir'' en urgence ceux qui n'ont pas une éraflure. En attendant peuvent poireauter les avions chargés d'aides et de vivres pour les haïtiens nécessiteux qui font la une de toutes les chaînes du monde mais qui ne voient rien venir. A croire que les caméras les atteignent avant les secours!
L'opération ressemble plus à un concours de patriotisme aveugle et idiot que de secours envers les blessés. La faute en partie aux amérloques, encore ... ou à Haïti, qui a confié le contrôle de l'aéroport de Port-au-Prince aux américains qui n'ont pas hésité à monopoliser l'endroit pour le rapatriement de leurs ressortissants uniquement : 40.000 à 45.000 têtes. Depuis que des ''avions-hôpitaux'' n'ont pas été autorisés à atterrir alors que la situation des innombrables blessés s'aggrave, il ne s'agit plus de monopole, mais d'inhumanité. Dans le langage politique de bois, c'est qualifié de ''problème de coordination et de discernement''. Rien que ça. Quand bien même des vivres et médocs atterrissent, il n'y a personne pour les recevoir. Les haïtiens ne sont pas mis au courant. De la part des américains, ce n'est pas faute de désorganisation, mais de négligence et de je-m'en-foutisme. L'organisation à l'américaine on la connaît, elle est parfaite dans les aéroports de chez elle. Inhumain, on y revient.

M. Moore revient à la charge !

Après avoir fait sortir de ses gonds Bush et ses marionnettes, General Motors et les législateurs du port d'armes US, Wall Street est à son tour sur le banc des accusés de Michael Moore dans son dernier documentaire "Capitalism : A Love Story".
Je trouve que Mr. Moore a le mérite de refroidir les nerfs, crever l'abcès et cracher au monde ce qui doit l'être ...
Sa méthode : faire le con, l'emmerdeur, le ridicule, le lourd, l'irritant.
"Nous avons une loi aux Etats-Unis qui déclare illégaux les paris à la bourse, mais nous avons laissé faire Wall Street, et ils l'ont faire avec notre argent, en le plaçant sur d'invraisemblables produits dérivés ... La démocratie n'est pas un sport où l'on se contente d'être spectateur. C'est un événement où l'on se doit de participer. Si on ne le fait pas, alors la démocratie n'a plus de raison d'être. Le président Obama réussira ou échouera non pas sur ce qu'il fera, mais sur ce que nous faisons pour le soutenir." Michael Moore.
Sortie le 25 novembre 2009 !
Voici la bande-annonce:

Imposture Lune : le canular

Des glaçons ont été trouvés sur dame Lune. La NASA jubile. Des quantités "importantes" (ça ne nous dit pas combien) d'eau gelée encouragerait celle-ci à maintenir l'objectif du programme "Constellation", en français, ça veut dire le retour des américains sur la lune en 2020.
Le retour? Parce qu'ils y sont déjà allés? Personnellement, je n'y crois pas.
Hormis la panoplie d'éléments destinés à démentir l'aboutissement d'Apollo11 que je développe plus bas, certaines questions me taraudent ...
En 40 ans, les moyens de la NASA ont forcément considérablement évolué. Si l'homme a vraiment marché sur la lune, pourquoi n'y est-il donc jamais retourné depuis 69? Ce n'est sans doute pas une question financière. Les américains n'hésitent jamais à mettre des sommes colossalement colossales pour asseoir leur supériorité partout ailleurs que sur leur territoire.
Quand bien même ça le serait, nos économies sont devenues incroyablement marchandes (tout se vend, tout a un prix, y compris nous-mêmes) au point que le souci du profit supplante toutes les autres préoccupations. Les interessés auraient forcément tenté d'explorer ces voies de possibles gains futurs (tourisme lunaire?) et ce ne sont pas les richissimes clients qui auraient manqué.
Bizarre quand même. On a marché sur la lune et on s'est endormi sur nos lauriers. Personne n'a creusé, personne n'a jamais cherché plus loin.
L'homo-économicus est pourtant ambitieux et avide de gain, qu'il soit matériel ou immatériel, ça ne lui ressemble pas de trouver une source inexploitée et de ne pas en tirer tout ce qu'il est (im)possible d'en tirer...
J'ai vérifié de fond en comble tout ce qui poussait les septiques à soutenir une telle théorie du complot ... et au final, j'ai été convaincue. Il y a tellement de contradictions et d'évènements louches qu'il m'a été impossible de ne pas remettre ça en question. Même à supposer qu'un petit groupe d'ingénieux archidoués anti-américains les aient montés, inventés, argumentés, ils ont tout de même le mérite de nous faire sérieusement douter ...
En voici quelques uns qui ont retenu mon attention (le lien vidéo plus bas est plus explicite ... )

- Une tonne de photos de l'homme sur la lune sont sur le net. Les appareils photo de l'époque étaient difficiles à manipuler en dehors de leurs conditions d'usage normal, il est donc difficile de comprendre comment, sur la lune et en combinaison spatiale, autant de photos de bonne qualité ont pu être p rises.
- Sur une de ces photos, le drapeau des Etats-unis que les astronautes posent sur la lune semble flotter au vent, or il n'y a pas d'atmosphère et donc pas de vent sur la lune. De plus, le drapeau n'a pas d'ombre et ne se fond pas dans le décor de la photo (montage?)
- Sur d'autres, des astronautes sont dans l'ombre du module lunaire et pourtant, ils sont toujours visibles. La seule source de lumière sur la lune est le soleil. Ils devraient être logiquement drapés d'obscurité. De plus, à contre-jour, le contour des silhouettes, même visibles, devrait être imprécis, et pourtant tous les détails sont visibles.
- Plusieurs photos montrent des ombres portées dans des directions différentes alors que la lumière solaire venant de suffisamment loin, toutes les ombres devraient être parallèles.
- Comme des traces dans la boue, le module lunaire (ou réacteur) aurait dû, en alunissant, brûler la surface sur laquelle il s'est posé et chasser la poussière lunaire en passant. On aurait du trouver comme trace des pieds du module lunaire, des cratères, ce qui ne se trouve sur aucune image de la lune.
- Les pieds du module lunaire aparaissent tout à fait propres. Or les poussières lunaires sont réputées se déposer et s'infiltrer partout.
- Le bruit du moteur est inaudible sur une vidéo de l'alunissage, celui-ci aurait du logiquement couvrir les voix enthousiastes des astronautes ...

La vidéo (en 4 parties) suivante développe beaucoup mieux tout cela ...




Scarily stupid ...


Est-ce permis que la première puissance mondiale aient des citoyens ignorant de telles choses? Je ne généralise pas, et ne critique pas les américains, ça n'empêche pas que la vidéo m'a laissée, je m'excuse du terme, "sur le cul" !
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